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Mes chers,

c’est aujourd’hui avant 388 ans, le 12 janvier 1628, que le fameux maître des contes de fée, Charles Perrault, naquit à Paris. Il y a quelques mois que j’ai commencé à publier ici ses contes les plus célèbres en français et en allemand. Monsieur Perrault, je vous remercie! Grâce à vous on peut garder ses rêves.

heute vor 388 Jahren, genau am 12. Januar 1628, wurde der bekannteste aller Märchen-Schreiber, Charles Perrault, in Paris geboren. Vor einigen Monaten begann ich damit, hier seine bekanntesten Märchen in französischer und deutscher Fassung zu erzählen bzw. zu übersetzen. Monsieur Perrault, ich danke Ihnen! Dank Ihnen darf man noch träumen.

Jadis, c’ètait en l’honneur de l’anniversaire de cher Louis XIV qui aimait les contes de Monsieur Perrault que j’ai fait le début avec le conte de Peau d’Ane. Aujourd’hui, je veux continuer en l’honneur de Charles Perrault lui-même. Même google lui a dédie un Doodle. Mais le fait que google n’a pas dédie aucun doodle pour l’anniversaire de Louis XIV, est préoccupant pour moi. Maintenant je vous présente la deuxième partie de Peau d’Ane. Le conte joue un rôle central dans mon livre.
Encore une fois, mes chers, en traduisant, j’ai essayé de garder le texte en vers.

Derzeit tat ich das zu Ehren des Geburstags de cher Louis XIV , der die Märchen von Perrault liebte, und begann mit Eselshaut. Heute setze ich dieses zu Ehren von Charles Perrault fort. Selbst google schenkt Monsieur Perrault ein doodle. Dass Google allerdings cher Louis XIV zu dessen Geburtstag kein doodle gönnte, stimmt mich bedenklich. Hier also nun der zweite Teil von Eselhaut, des Märchens, das eine zentrale Geschichte in meinem Buch spielt.
Natürlich habe ich auch hier die Versform von Perrault beibehalten.

Or le Ciel qui parfois se lasse
De rendre les hommes contents,
Qui toujours à ses biens mêle quelque disgrâce,
Ainsi que la pluie au beau temps,
Permit qu’une âpre maladie
Tout à coup de la Reine attaquât les beaux jours.
Partout on cherche du secours ;
Mais ni la Faculté qui le Grec étudie,
Ni les Charlatans ayant cours,
Ne purent tous ensemble arrêter l’incendie
Que la fièvre allumait en s’augmentant toujours.

Doch die Götter ermüden schnell,
die Menschen in ihrem Glück zu lassen
so wie der Regen trübt den Sonnenschein
bekam das Unglück ihn zu fassen.
Eine schwere Krankheit suchte die Königin heim.
Überall nach Hilfe schickte man sobald,
doch weder die Medizin noch die Scharlatanerie
errangen über die Krankheit Gewalt
so dass das Fieber höher und höher stieg.

Arrivée à sa dernière heure
Elle dit au Roi son Époux :
Trouvez bon qu’avant que je meure
J’exige une chose de vous ;
C’est que s’il vous prenait envie
De vous remarier quand je n’y serai plus…
Ah ! dit le Roi, ces soins sont superflus,
Je n’y songerai de ma vie,
Soyez en repos là-dessus.
Je le crois bien, reprit la Reine,
Si j’en prends à témoin votre amour véhément ;
Mais pour m’en rendre plus certaine,
Je veux avoir votre serment,
Adouci toutefois par ce tempérament
Que si vous rencontrez une femme plus belle,
Mieux faite et plus sage que moi,
Vous pourrez franchement lui donner votre foi
Et vous marier avec elle.
Sa confiance en ses attraits
Lui faisait regarder une telle promesse
Comme un serment, surpris avec adresse,
De ne se marier jamais.

Als ihre letzte Stunde kam,
sprach die Königin zu ihrem Mann:
Bevor ich gehe,
einen letzten Wunsch ich Euch gestehe:
Wenn eines Tages überwunden habt Ihr Euer Leid
Und Ihr Euch anvertrauen wollt einem neuen Weib..
Ach, sagt der König, diese Sorgen sind umsonst.
Findet Ihr nun Euren Frieden,
niemals eine andere wird‘ ich lieben.
Ich glaub‘ Euch gerne,
zeigt Ihr Eure Lieb‘ doch vehement,
doch dass ich mich auch sicher wähne,
wünsch ich von Euch nur folgenden Serment:
Nehmet nur ein neues Weib,
wenn Ihr eine finden sollt,
weiser ist ihr Geist, schöner ist ihr Leib
als Schönheit und Geist in mir vereinen wollt.
Wollt dies letzte Wort mir geben,
geb ich Euch meinen letzten Segen.
Ohne Zögern legt er ab das Versprechen,
glaubt er doch, niemals den Schwur zu brechen.
Ihre Vorzüge scheinen ihm zu groß,
Witwerschaft glaubt er, sei sein Los.

Le Prince jura donc, les yeux baignés de larmes,
Tout ce que la Reine voulut ;
La Reine entre ses bras mourut,
Et jamais un Mari ne fit tant de vacarmes.
À l’ouïr sangloter et les nuits et les jours,
On jugea que son deuil ne lui durerait guère,
Et qu’il pleurait ses défuntes Amours
Comme un homme pressé qui veut sortir d’affaire.

Die Augen voll Tränen, das Herz ihm schwer,
erfüllt er der Königin Begehr.
Die Königin starb in seinen Armen,
niemals ein Gatte bat mehr um Erbarmen.
Man hörte ihn weinen Tag und Nacht.
Doch sein Hofstaat sprach mit Bedacht:
Um seine verlorne Liebe trägt er Trauer,
doch sein Kummer wird nicht sein von langer Dauer.
Er beweint mit solcher Leidenschaft,
dass ihm alsbald dafür fehlt die Kraft.

On ne se trompa point. Au bout de quelques mois
Il voulut procéder à faire un nouveau choix ;
Mais ce n’était pas chose aisée,
Il fallait garder son serment
Et que la nouvelle Épousée
Eût plus d’attraits et d’agrément
Que celle qu’on venait de mettre au monument.

Man irrte sich nicht.
Nach einigen Monden hielt es der König für seine Pflicht
Zu treffen eine neue Wahl.
Doch dies wurd’ ihm bald zur Qual:
Galt es doch einzuhalten seinen Schwur
Und zur Gemahlin zu nehmen nur
Eine Frau, deren Vorzüge größer sind
Als die der verblichenen Königin.

A suivre, mes chers.